Les épillets
Les épillets de graminées ont tendance à s’accrocher facilement au pelage des chiens à la fin du printemps et durant l’été. Leur particularité est de progresser toujours dans un seul sens : leur extrémité pointue leur permet de traverser la peau et d’atteindre les tissus sous-cutanés.
Ils pénètrent le plus fréquemment dans les oreilles, mais peuvent également se loger dans le nez, les yeux, la bouche, les voies génitales, les sacs anaux ou encore entre les doigts. En période à risque, tout chien qui secoue la tête, ferme un œil de façon persistante, présente une petite tuméfaction qu’il lèche de manière excessive, ou qui se met soudainement à éternuer ou à tousser après une sortie dans des herbes hautes, doit être examiné rapidement par un vétérinaire.
L’extraction des épillets est parfois simple, réalisable à l’aide d’une pince, mais elle peut aussi s’avérer très complexe. Un épillet ayant migré sous la peau ou dans la cavité abdominale peut provoquer d’importants abcès et nécessiter plusieurs interventions chirurgicales longues avant d’être localisé, lorsqu’il l’est. Lorsqu’il atteint les poumons, son retrait impose un endoscope et, dans certains cas, une chirurgie thoracique.
Les examens d’imagerie, et notamment l’échographie, peuvent parfois permettre de repérer un épillet au sein d’un abcès étendu.
La prévention reste la mesure la plus efficace. Elle consiste à tondre les zones à risque chez les chiens exposés durant les mois sensibles : face interne des oreilles chez les cockers, extrémité des pattes chez les caniches ou les briards, ventre des chiens à poil long et dense. Il est également recommandé d’éviter les promenades sans laisse dans les champs d’herbes hautes et sèches.
