Les chenilles processionnaires du pin
Si votre chien se présente avec la langue gonflée, une salivation excessive, ou si vous l’avez vu mettre le museau dans un nid de chenilles processionnaires, il s’agit d’une urgence vétérinaire absolue. Il faut consulter immédiatement un vétérinaire. La prise en charge repose généralement sur l’administration de corticoïdes et d’antibiotiques, et une hospitalisation avec mise sous surveillance est souvent nécessaire.
Entre février et juillet, les chiens peuvent être exposés à la chenille processionnaire, appelée scientifiquement Thaumetopoea pityocampa. Le contact se produit soit lorsque les chenilles tombent de leur nid, soit lors de leur déplacement collectif au sol, correspondant à la phase de migration précédant la nymphose.
Ces chenilles se déplacent principalement en fin de journée, alignées les unes derrière les autres et reliées par un fil de soie. Elles parcourent les branches à la recherche d’aiguilles de pin pour s’alimenter, puis regagnent leur nid en suivant les fils laissés précédemment. La migration finale survient généralement entre février et août, période durant laquelle l’augmentation des températures crée des conditions favorables à leur déplacement.
Les nids contiennent une grande quantité de poils urticants. Le simple contact de ces poils avec un chien peut déclencher une réaction allergique sévère, parfois mortelle. Il est facile de comprendre pourquoi les chiens y sont exposés : le mouvement désordonné de la chenille attire leur attention. Le chien peut alors la renifler, la lécher, la manipuler, voire l’ingérer. C’est à ce moment que les poils urticants sont libérés, provoquant une réaction inflammatoire extrêmement violente.
Signes cliniques après un contact avec une chenille processionnaire
Les symptômes apparaissent très rapidement après l’exposition :
- Gonflement des babines
- Salivation abondante
- Toux
- Vomissements
- Frottements répétés du museau et des lèvres
- Inflammation des zones ayant été en contact
Lorsque la langue est atteinte, les conséquences peuvent être dramatiques. Une inflammation massive survient d’abord, suivie d’une desquamation, puis d’une nécrose partielle ou totale de la langue. Celle-ci peut finir par se détacher. Dans ce cas, le chien n’est plus capable de manger ni de boire, mettant directement sa vie en danger. La rencontre avec une chenille processionnaire constitue donc un risque vital réel pour le chien.
